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Les chiens robots de Ghost Robotics pour la défense et la sécurité publique

Gavin Kenneally, directeur général de Ghost Robotics, a présenté les robots à pattes pour la défense, la sécurité et la sécurité publique dans l'épisode 156 de Robot Talk, publié le 15 mai 2026.

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Gavin Kenneally est titulaire d'un doctorat en génie mécanique de l'Université de Pennsylvanie et a signé six articles scientifiques. Il dirige aujourd'hui les chiens robots de Ghost Robotics en tant que cofondateur et directeur général de l'entreprise, qui conçoit des machines à pattes destinées à la défense, à la sécurité et à la sécurité publique.

Le 15 mai 2026, Kenneally était l'invité de l'épisode 156 du podcast Robot Talk. L'animatrice, Claire, s'est entretenue avec lui des robots à pattes robustes et des missions dangereuses qu'ils sont censés accomplir. Le titre de l'épisode présente le sujet comme celui des robots pour missions dangereuses, et la discussion s'est concentrée sur les quadrupèdes dans trois secteurs : la défense, la sécurité et la sécurité publique.

Un ingénieur devenu directeur général

Chez Ghost Robotics, le parcours de Kenneally va du matériel à la direction. Avant d'accéder au poste de dirigeant, il était responsable produit (Head of Product) de l'entreprise. À ce titre, il pilotait la conception mécanique de son produit phare, le Vision 60 Q-UGV.

La désignation est parlante. Q-UGV est l'abréviation de « quadruped unmanned ground vehicle », soit un véhicule terrestre sans équipage à quatre pattes. Ce nom range le Vision 60 dans la catégorie des véhicules terrestres sans équipage, qui se déplacent sur des pattes plutôt que sur des roues ou des chenilles.

En tant que directeur général, Kenneally dirige désormais une équipe d'ingénieurs et de chercheurs. L'entreprise s'est forgé la réputation de repousser les limites de la technologie de la robotique à pattes. On le décrit comme partageant la passion de son équipe pour la conception de systèmes robotiques avancés. Son parcours, de concepteur mécanique à responsable produit puis à directeur général, signifie que la personne qui parle au nom de l'entreprise a aussi façonné la conception physique de sa principale machine.

Jan Petrš on construction robotics for façade installation
Robohub

Ce que la conversation a abordé

La description de l'épisode cite trois domaines d'application pour les chiens robots de Ghost Robotics : la défense, la sécurité et la sécurité publique. Ils ont un point commun. Tous impliquent des environnements où envoyer une personne présente un risque, ce qui explique l'expression « missions dangereuses » dans le titre de l'épisode.

La description ne mentionne ni missions précises, ni clients, ni déploiements, ni caractéristiques techniques. Elle ne donne ni prix, ni poids, ni hauteur, ni charge utile pour le Vision 60. Ces détails ont peut-être été évoqués dans l'audio, mais ils ne figurent pas dans le résumé publié et ne sont donc pas rapportés ici.

Robot Talk est un podcast hebdomadaire consacré à la robotique, à l'intelligence artificielle et aux machines autonomes. L'épisode 156 s'inscrit dans une série d'entretiens avec des personnes qui conçoivent ou étudient des robots. Parmi les épisodes voisins, on trouve Rika Antonova, de l'Université de Cambridge, sur l'évolution des corps et des cerveaux de robots, Kushant Patel, du Brookhaven National Laboratory, sur les robots travaillant dans des installations scientifiques, et Jan Petrš, de l'École polytechnique fédérale de Lausanne, sur l'automatisation de la construction.

Le Vision 60 Q-UGV

Le Vision 60 Q-UGV est le seul produit nommé dans la description de l'épisode. C'est le modèle phare de Ghost Robotics, dont Kenneally a dirigé la conception mécanique. Au-delà, la description ne fournit aucun chiffre de performance. Toute affirmation sur la vitesse, l'autonomie, la capacité à franchir des terrains ou la charge utile en capteurs irait au-delà de ce qui a été publié.

On peut seulement indiquer sa classification et sa place. Il s'agit d'un véhicule terrestre sans équipage doté de pattes, et l'entreprise le considère comme la pièce maîtresse de sa gamme.

Pourquoi c'est important, et ce qui reste à prouver

Le premier point concerne la personne qui s'exprime. Un directeur général titulaire d'un doctorat en génie mécanique et ayant conçu lui-même le produit principal est un interlocuteur utile pour les questions de robustesse. Le titre de l'épisode insiste sur des robots robustes, et la robustesse est en grande partie un problème mécanique. Le fait que Kenneally ait une formation en conception mécanique laisse penser que l'entreprise traite la durabilité comme une question d'ingénierie plutôt que comme un argument marketing. Il s'agit d'une déduction tirée de son CV, non d'une déclaration de l'entreprise.

Le second point est le choix des marchés. La défense, la sécurité et la sécurité publique sont des secteurs où un robot se juge à sa capacité à continuer de fonctionner dans de mauvaises conditions. Une plateforme à pattes est un pari : celui que les escaliers, les gravats et les sols accidentés sont assez fréquents dans ces contextes pour justifier la complexité mécanique supplémentaire par rapport aux roues. La source ne dit pas à quelle fréquence ce pari est gagnant en pratique, et elle ne propose aucune comparaison avec d'autres plateformes à pattes ou à roues. Les lecteurs ne devraient pas supposer que cet avantage vaut pour toutes les missions.

Plusieurs questions restent ouvertes. Les éléments publiés ne donnent ni nombre de déploiements, ni heures de fonctionnement, ni taux de panne, ni tarifs. Sans ces données, impossible de juger dans quelle mesure le Vision 60 est passé des démonstrations à un usage courant. La description ne dit rien non plus des règles ou garde-fous encadrant les robots dans les contextes de sécurité et de sécurité publique. L'audio les aborde peut-être, mais le texte publié, lui, n'en parle pas.

Ce que l'épisode établit, c'est que Ghost Robotics présente ses chiens robots comme des outils pour les travaux dangereux et que son directeur général accepte d'en parler publiquement. Dans un domaine où bien des affirmations sur les robots à pattes reposent sur des démonstrations vidéo, la suite la plus utile serait de disposer de données indépendantes sur la fiabilité et le coût dans les secteurs cités par Kenneally. D'ici là, les arguments en faveur de ces machines reposent sur le seul récit de l'entreprise.

Les chiens robots de Ghost Robotics pour la défense et la sécurité publique